penibilite du metier de conducteur
NANTIS LES CONDUCTEURS ?
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01
05
2007
penibilite du metier de conducteur
LE MATERIEL
LE RAIL ET LES CHEVAUX De la vapeur en passant par le diesel et l’électricité, le matériel traction a fortement évolué, contribuant logiquement à la baisse des coûts et à l’augmentation de la productivité. Il faudra attendre les années 1970 pour voir la traction vapeur complètement disparaître (causée par l’augmentation du prix du charbon) et le développement de l’électrification. Il est étonnant de constater que beaucoup pensent de nos jours, que le travail de conducteur est banalisé, simple et sans pénibilité. Forte méconnaissance du métier sans doute, auxquelles s’ajoute une volonté politique voulant jouer un rôle d’accompagnement et de « complaisance » auprès de leurs électeurs. (« Votez pour moi ! ») Alors que les ministres eux-mêmes ont dû mal à donner le prix d’une baguette de pain, quand il s’agit de la rémunération d’un conducteur de trains ou des conditions dans lesquelles celui-ci exerce son métier, je vous laisse imaginer ce qui peut pourrait se dire à ce sujet. Dans « le Monde »en 1986, le ministre des transports disait « les raisons techniques qui légitimaient certaines avantages ont disparu. La traction au charbon valait une retraite à 50 ans. Il n y a plus d’escarbilles…il faudrait démontrer qu’il est aussi fatiguant nerveusement de conduire des motrices électrique qu’une locomotrice à vapeur ». TACHES PHYSIQUES ET MENTALES Le travail physique est associé aux tâches mentales et intellectuelles spécifiques dès 1948. Le mécanicien doit observer les signaux, doit avoir une bonne connaissance de la ligne, s’occuper de l’alimentation de la locomotive en énergie, avoir de bons repères topographiques, etc., et doit faire appel à sa mémoire ainsi qu’à son intelligence à tout instant. LA TECHNIQUE L’apparition d’un système de contrôle de vitesse par balise (KVB) en 1990 sur les engins moteurs (calculateur de bord tenant compte de données au sol et du matériel tracté) assure l’arrêt des circulations en cas de dépassement de vitesse, de franchissement de signaux fermés.
LE KVB L’attention et la tension nerveuse sont encore plus accrues avec ce système, ce qui amène les jeunes conducteurs à observer d’avantage le KVB que les signaux. Le KVB a, dans de rares cas des défaillances (comme tout matériel) : ce système peut donc amener le conducteur a se sentir « coupable » d’avoir commis la faute jusqu’à que son chef lui dise qu’il n’en est rien. Hormis le KVB, la VACMA (Veille Automatique avec Contrôle de Maintien d’Appui) plus connue sous l’appellation de « l’homme mort », s’est invitée dans les cabines des locomotives. Alors qu’au temps de la vapeur, l’équipe de conduite était composée d’un mécanicien (chef de bord) et d’un chauffeur, ce système a permis ainsi la conduite seul à bord de la cabine et d’assurer dans le même temps l’arrêt d’urgence du train en cas de défaillance du conducteur (perte de connaissance…). La VACMA a ainsi accentué la solitude du conducteur, travaillant nous le répéterons jamais assez, à n’importe quelle heure de n’importe quel jour (week-end, jours fériés...).
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