la fin de la troisieme classe
LUTTE DES CLASSES
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21
04
2007
la fin de la troisieme classe
Dans la croyance populaire, les différentes classes dans les voitures du chemin de fer seraient apparues à la Belle Époque, les bourgeois en première, les prolétaires en troisième, laissant la deuxième classe à une catégorie de notables moyens. Mais dans la réalité, l'apparition des classes dans les trains remontent aux origines mêmes des voitures de chemin de fer c'est-à-dire vers 1830. LA DILIGENCE, UN VEHICULE DE CLASSES
VOITURE ANCIENNE DE 3EME CLASSE La notion de classe est inventée et imposée par les diligences proposant différents types de confort. Serrés durant des dizaines d’heures les uns contre les autres, transis ou au contraire écrasés par la chaleur, le moindre confort se négocie auprès des compagnies instaurant par conséquence une hiérarchie des places et des tarifs. Les meilleures places dans les belles et grandes diligences de la fin du XVIIIème siècle étaient à l’avant : compartiment amplement vitré, les fenêtres donnent directement sur la route, les chevaux et le paysage. Puis au milieu de la voiture, les banquettes transversales étaient sommairement rembourrées.
A l'arrière de la diligence était bien la dernière classe ou, si l'on veut, la troisième classe des premiers chemins de fer. Dans les deux cas, les voyageurs y séjournent debout ou assis sur de la paille.
VOITURE DE TROISIEME CLASSE A 2 ESSIEUX LES ANGLAIS SUPPRIMENT LA DEUXIEME CLASSE Certaines compagnies anglaises quant à elles, pratiquent une politique de confort maximal alors que d’autres cherchent à dissuader les voyageurs de prendre des billets de troisième classe en leur proposant un inconfort certain dans leurs voitures. Ainsi, l’une d’entres elle supprime purement et simplement la deuxième classe en 1874 et sera suivie par les autres compagnies concurrentes. Voilà pourquoi on ne voit que des "1" ou des "3" sur les flancs et les portières des voitures anglaises, depuis l'ère victorienne jusqu'à la nationalisation de 1948. MODIFICATIONS TECHNIQUES La suppression de la troisième classe par la SNCF, en 1956, amène à des modifications aux voitures. Les classes supérieures sont plus spacieuses, comportant six sièges contre huit sièges en deuxième et en troisième. Un bon millier de voitures seront modifiées. La nouvelle classe étant supérieure d’une fois et demie plus chère au kilomètre que la nouvelle classe inférieure, les voyageurs de l'ancienne première classe conservent leurs habitudes, tandis qu’une partie des voyageurs de l'ancienne deuxième classe passera dans la nouvelle première classe. Par conséquent le parc d'anciennes voitures de première classe devient vite insuffisant. LA DEUXIEME CLASSE EST UNE TROISIEME QUI S'IGNORE Dans les faits, on peut se demander si ce n'est pas la deuxième classe qui a été supprimée en 1956. N’ayant pas le confort d’une première classe, d’une capacité de huit par compartiment, elle devient la classe des gens qui ne veulent pas « faire peuple », mais qui ne sont pas assez fortunés pour « voyager avec les riches ».
Dans la réalité, on peut donc dire que ce sont bien les voitures de deuxième classe qui disparaissent.
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